Je veux être clair d'emblée : je n'ai aucune certitude sur ce qui va se passer. Les marchés peuvent rester irrationnels bien plus longtemps que n'importe quelle analyse ne l'anticipe. Ceux qui ont vendu en 1998 en voyant la bulle internet avaient raison sur le fond — et ont pourtant raté 80 % de hausse avant le krach de 2000. Je garde ça en tête en permanence.
Mon portefeuille est déjà depuis un moment un portefeuille prudent. Je ne suis pas ou peu exposé aux secteurs IA et cloud — j'avais vendu plusieurs titres liés à ces secteurs il y a quelques mois, estimant le surachat extrême et les valorisations déconnectées des fondamentaux. J'ai réalisé de belles plus-values. J'ai certes raté une partie de la hausse qui a suivi, mais je n'ai aucun regret : il faut toujours assumer ses choix en investissement et en trading.
Car c'est là tout l'avantage de l'Ichimoku : il est toujours possible de trouver de nouvelles opportunités, quelles que soient les conditions de marché. Je préfère vendre en plus-value et manquer de la hausse plutôt que de sortir en perte.
C'est grâce à cette approche et à l'ichimoku que j'ai su entrer à de magnifiques points d'entrées sur Orange, Eiffage, Technip, les ETF Asie et émergents, Bitcoin, Air Liquide — et même Microsoft, où la simple lecture Ichimoku m'a permis de réaliser une belle plus-value. Sur Procter & Gamble, L'Oréal, Véolia et SAP, je suis aussi entré sur des critères techniques et je suis actuellement à l'équilibre ou en légère moins-value.
Mais l'exemple qui illustre le mieux ma philosophie reste mon ETF monde CW8, acheté en avril 2020 sur le rebond de la Kijun Sen trimestrielle, au plus fort de la panique Covid — exactement le type de signal que l'Ichimoku génère dans les grandes phases de correction. Il affiche aujourd'hui plus de 128 % de plus-value. Je n'y touche pas, je le laisse travailler. Et je rachèterai lorsqu'il reviendra corriger sur des niveaux clés Ichimoku — en attendant patiemment ce moment comme en 2020.
Un contexte macro particulièrement chargé

