Pourquoi je réduis mon exposition au marché en mai 2026 — et comment l'Ichimoku guide mes décisions

patrick riguet Par Le 16/05/2026 0

Dans Analyses Ichimoku

Je veux être clair d'emblée : je n'ai aucune certitude sur ce qui va se passer. Les marchés peuvent rester irrationnels bien plus longtemps que n'importe quelle analyse ne l'anticipe. Ceux qui ont vendu en 1998 en voyant la bulle internet avaient raison sur le fond — et ont pourtant raté 80 % de hausse avant le krach de 2000. Je garde ça en tête en permanence.

Mon portefeuille est déjà depuis un moment un portefeuille prudent. Je ne suis pas ou peu exposé aux secteurs IA et cloud — j'avais vendu plusieurs titres liés à ces secteurs il y a quelques mois, estimant le surachat extrême et les valorisations déconnectées des fondamentaux. J'ai réalisé de belles plus-values. J'ai certes raté une partie de la hausse qui a suivi, mais je n'ai aucun regret : il faut toujours assumer ses choix en investissement et en trading.

Car c'est là tout l'avantage de l'Ichimoku : il est toujours possible de trouver de nouvelles opportunités, quelles que soient les conditions de marché. Je préfère vendre en plus-value et manquer de la hausse plutôt que de sortir en perte.

C'est grâce à cette approche et à l'ichimoku que j'ai su entrer à de magnifiques points d'entrées sur Orange, Eiffage, Technip, les ETF Asie et émergents, Bitcoin, Air Liquide — et même Microsoft, où la simple lecture Ichimoku m'a permis de réaliser une belle plus-value. Sur Procter & Gamble, L'Oréal, Véolia et SAP, je suis aussi entré sur des critères techniques et je suis actuellement à l'équilibre ou en légère moins-value.

Mais l'exemple qui illustre le mieux ma philosophie reste mon ETF monde CW8, acheté en avril 2020 sur le rebond de la Kijun Sen trimestrielle, au plus fort de la panique Covid — exactement le type de signal que l'Ichimoku génère dans les grandes phases de correction. Il affiche aujourd'hui plus de 128 % de plus-value. Je n'y touche pas, je le laisse travailler. Et je rachèterai lorsqu'il reviendra corriger sur des niveaux clés Ichimoku — en attendant patiemment ce moment comme en 2020.

Un contexte macro particulièrement chargé

La crise du détroit d'Ormuz est sans précédent depuis les années 1970. Le trafic maritime s'est effondré, les prix du pétrole ont explosé, et une réouverture du détroit ne permettrait pas un retour à la normale avant septembre 2026 au mieux. Ce choc énergétique relance l'inflation au moment précis où les banques centrales espéraient souffler. Les analystes fondamentaux envisagent même de voir les banques centrales remonter les taux !

À cela s'ajoutent : le sommet Chine/États-Unis qui a accouché d'une souris, une nouvelle pression sur Taïwan, des taux obligataires qui remontent, et un S&P 500 porté quasi exclusivement par les sept valeurs technologiques dominantes. Le CAPE Shiller du S&P 500 a atteint des niveaux comparables à ceux de l'an 2000, juste avant l'éclatement de la bulle internet.

De l'autre côté : mon analyse Ichimoku qui me montre un surachat extrême.

Ce que me dit l'analyse technique

En unité de temps trimestrielle, la Kijun Sen se trouve à environ 60 % sous les prix actuels du Nasdaq future :

Nqxxxx trimestriel 2

En unité de temps mensuelle, l'écart est d'environ 30 % :

Nqxxxx mensuel 1

Historiquement, les prix reviennent toujours à la Kijun Sen. Toujours. Dans le cas actuel, même si ce retour se produisait, cela ne remettrait pas en question la tendance haussière de fond — ce serait une correction de normalisation, pas un effondrement terminal. On parlerait potentiellement d'une correction de 40 à 50 % sur les indices américains.

Ni moi ni personne ne peut dire quand. Mais personne ne peut non plus nier que l'élastique est ultra tendu.

Ce que je fais concrètement

Je vends : Microsoft, les ETF Asie et émergents, Technip et SAP.

L'Oréal : stop serré sous la Kijun Sen trimestrielle.

Orange : j'encaisse 50 % de la position.

Véolia : stop sous la Kijun Sen mensuelle.

Air Liquide : je conserve intacte.

Procter & Gamble : stop sous la Kijun Sen trimestrielle.

CW8 : je n'y touche pas. Ce n'est pas un titre qu'on arbitre à court terme — c'est une conviction de long terme qui doit continuer à travailler.

Et si je me trompe ?

Il se peut qu'il n'y ait pas de correction imminente et qu'en protégeant mon portefeuille je rate une belle partie d'une hypothétique nouvelle hausse. Mais comme la fois précédente, je n'aurais aucun regret.

Avec l'Ichimoku, il y aura toujours des opportunités : des replis sur niveaux clés, des ranges à jouer, des sorties de range. Les occasions ne manquent jamais pour investir à moyen terme.

Et le jour où la correction arrivera — tôt ou tard — j'aurai suffisamment de liquidités pour en profiter pleinement. Un peu comme avec le CW8 (ETF monde) en avril 2020 — et on connaît la suite. Mon site et blog

https://www.ichimoku-kinko-hyo.info/

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